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[Report] À Lyon pour les 15 ans des Nuits Sonores !

05 Juin 2017

Le festival Lyonnais a affiché une fréquentation record pour cette 15ème édition anniveraire, comptabilisant plus de 140.000 festivaliers. On vous raconte !

L’excitation était bien le maître mot à l’approche de cette nouvelle édition des Nuits Sonores. Nous arrivons en terrain connu après une première escapade en terre Lyonnaise en 2016, notre programme bien imprimé en tête, on est chauds !

NS DAY 1 : A Day With The Black Madonna

Mercredi 24 Mai, airbnb à deux pas de la place Bellecour, on profite du temps optimal pour se taper un quelques ricards dans une buvette bien sympathique sur les quais. Difficile de faire mieux faire pour débuter le séjour.

Jeudi aprem, les choses sérieuses commencent, direction La Sucrière. Vu la météo plus que clémente qui sponsorise cette 15ème édition, pas tellement envie de s’enfermer en intérieur dans la salle 1930, on opte donc pour la totalité de la programmation de l’Esplanade, et ça tombe bien le line-up préparé par The Black Madonna donne sacrément envie.

On découvre avec plaisir un tout nouveau set up comparé à l’année précedente. La cabine DJ est désormais placée à l’ombre et au pied des emblématiques et imposants silots DROITE GAUCHE de la Sucrière, ce qui a le mérite de laisser place à un dancefloor XXL, complétement full durant toute l’aprem. Niveau son la aussi c’est autre chose, tout dernier Funktion One, réglés en personne par le fondateur de la marque. Clairement on en prend plein la gueule.

Notre bière en main on rentre très vite dans l’ambiance grâce aux dernières 30min de l’Anglaise Throwing Shade, que l’ont connait via ses émissions sur NTS et son dernier EP sur Ninja Tune. Deux références aussi solide que son set. Elle laisse la place à l’Américain Jamie 3:26 qui déroule deux heures de set absolument parfaites, qui resteront selon nous les meilleures de cette édition 2018. Le moment est beau, tout le monde est heureux, et ces belles vibes se prolongent jusqu’au couché du soleil avec Peggy Gou qui clotûre magistralement l’Esplanade, grosse grosse énergie dans l’air.

 

 

Entre temps tout de même un petit tour par la salle 1930 pour Derrick Carter et son set spécial disco, puis la boss  The Black Madonna qui clôture cette journée. La salle est pleine, bonne ambiance évidemment, un peu plus enervée qu’à l’extérieur. La proximité avec les artistes rend l’expérience vraiment intéressante, unique et chaleureuse.

Après que le le soleil nous ai bien assomé tout l’aprem, temps de récupération nécessaire à l’appart,  la fatigue est pas loin donc on contre ça rapidement, en route pour le traditionnel circuit ! 30 events à 5€ l’entrée, a nous de choisir, et cette année encore beaucoup de bons choix.

On opte pour la soirée de l’ami Teki Latex, avec Betty et Orgasmic à l’Ayers Rock. 6000 degrès dans ce bateau, on se marre bien, pas de only techno ni only house, mais plutôt la large étendue musicale dont ils font preuve durant leurs sets, et ça fait du bien !

NUIT 3, Pharoah Sanders nous hypnotise

Vendredi 27, impasse sur les Days, on traîne sur les terasses de la ville en se remetant doucement des festivités de la veille. Puis direction la Nuit 3 du festival, situé sur le tout nouveau site très imposant des ex-usines Fagor Brandt, situées dans le quartier de Gerland.

G-Boy & Jean Mi de La Chinerie livrent une bonne ouverture devant un public clairsemé au départ, et plus chaud sur la fin, tout comme leur sélection.

Fatima Yamaha, détendu et visiblement content d’être de retour aux NS. Mais un live millimetré qui ne laisse plus grand place à la surprise, plus un nouveau single un peu trop big room à notre goût.. Ok ok ça fait toujours quelque chose lorsque la foule réagit au toujours très beau What’s A Girl To Do ! Mis à part ça, rien de bien fou. Ressaisis-toi Bas ! La suite est elle, totalement différente, mais plus excitante !

Pharoah Sanders, 77 ans, et une des représentations les plus attendues du festival. La formation saxo, batterie, contrebasse et piano nous emporte dans un espace absolument hors du temps, on flotte et on se laisse guider par cette superbe session free jazz, d’une petite et frustrante heure seulement. C’est déjà une grande chance d’assister à ce moment, on ne va pas se plaindre et on salue le festival pour ce booking !

Après un changement de plateau Harvey Sutherland et son band Bermuda  débutent leur très bon live set sur leur morceau Bamboo, qui fait son effet immédiat. Le reste suivra avec le classique New Paradise ou bien le plus récent Priestess . Une superbe énergie tout du long, dans une ambiance vraiment joyeuse et bon enfant, ça fait plaisir !

Après cette soirée plutôt très agréable on décide quitter les lieux avec le plein de bonnes vibes en tête, plutôt que de tirer sur la corde et regretter ça le lendemain.

NUIT 4, Soichi Terada en grande forme

Comme hier, impasse sur le day, on profite plutôt du temps optimal pour se rafraichir a grand renfort de Coronas tout en continuant d’explorer Lyon. En prévision du solide et excitant programme qui nous attend !

Et ça commence en début de soirée par la découverte de l’immense Halle 2 et son installation light complétement folle.

Le Lyonnais Sentiments, affilié à la team locale Groovedge a la dure tache d’ouvrir la soirée dans la halle, exercice sur lequel il est plutot très bon, on ne capte pas son set entiérement mais ça nous met en jambe de la meilleure de façon.

Raheem Experience, le supertrio rassemblant Mad Rey, Neue Grafik et LB aka Labat, enchaine pour une heure de live set. Respectivement d’excellents producteurs sur leur projets solo, on accroche pas a 100% avec cette formule, qui semble encore un peu jeune et décousue, mais qui n’en reste pas moins bien énergique et plaisante à voir.

Le génial Soichi Terada, très attendue, arrive à la bourre et jamme avec Raheem, la salle est maintenant bien remplie et ça fait son effet ! Le reste c’est que du bonheur, un ensemble de mélodies légères et ultra féderatrices qui installent une vibe vraiment chaleureuse dans le public. Définitivement un des meilleurs moment de cette 15ème édition.

Sur une note un peu plus aggresive KiNK prend le controle des lieux, en live comme à son habitude. Toujours un grand moment de le voir jammer sur ses machines avec son energie hyper communicative. Sa représentation est ultra efficace, mais reste sans grande surprise. L’installation light sublime tout de même le tout et rend le moment assez mémorable.

On se démerde mal et on loupe le grand Omar Souleyman de peu.. on tente de se retrouver quelques potes et connaissances dans les espaces chill, mais beaucoup de monde et une circulation difficile rendent l’opération un peu compliqué voir désagréable, un des mauvais points de ce nouveau lieu, dommage.

Tout ça signe notre départ pour une bonne grosse nuit, avec tout de même la dose de bon souvenirs en tête, le principal.

Retour à la case départ, le temps des adieux et une dernière mauresque en bord de Rhône, avec le soleil, toujours. À très vite Lyon, à l’année pro Nuits Sonores, merci pour tout !

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