© Le Viet Photography
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Alors il s’est passé quoi aux 6 ans du Macki Music Festival ?

26 Juil 2019

À force d’en entendre du bien, il était grand temps d’y mettre les pieds !

L’édition 2019 du Macki Music Festival sera pour nous la première, l’occasion de vérifier les dires ! On vous raconte ça comme à notre habitude, avec un petit récit chronologique de ce bien beau week-end.

Samedi 29 juin – début d’aprem, direction Carrières-sur-Seine. 20min de RER plus tard nous y voilà, deux options proposées : à pied ou en navette (pas cher, 2 balles A/R), on opte pour la première. 15min de marche on a vu pire, et la boisson fraiche distribuée gratos à la sortie de la gare nous donne la force nécessaire. La bière achetée au supermarché du coin, aussi. On en profite pour apprécier le calme total de cette charmante commune. Le parcours est bien balisé, et on salue les poubelles à tri selectif installées par l’orga tout le long du trajet, tout comme sur le site du festival. Déjà un bon point !

Sous un soleil brulant l’arrivée en bord de Seine est déjà bien rafraîchissante en soit, un check point relativement fluide plus tard et nous y voilà :

© Frame Pictures

La scène Raisin déjà bien remplie, on rentre dans le bain instantanément et le grand sourire de DJ Fett Burger y est pour beaucoup ! Au milieu de la foule on ne met pas plus de 5min pour s’imprégner d’une ambiance très bon enfant, ça danse dans une bonne humeur hyper communicative, au dessus de ce soleil de plomb (+ de 40 degrés ce jour là) qui participe grandement à une vibe vraiment unique.

Au terme d’un set house trés solide le Norvégien opte pour un closing sur quelques classiques, et morceaux un peu plus confidentiels, de la grande époque french touch. Trés bon move, ça passe divinement bien avec cette atmosphère solaire et une bataille de flotte improvisée, hautement appréciée.

LEONxLEON prend le relai et gère ça merveilleusement bien. Auteur de l’EP Rokanbo sortie en début chez Cracki Records on le retrouve au Macki avec l’une de ses toutes premières représentations en format live. Et quel live ! Zéro temps mort, c’est propre, ultra dansant, avec effet immédiat. Un mélange italo, funk, space disco, plus quelques touches d’acidité, vraiment le cocktail parfait et un des meilleurs souvenirs du week-end.

Leon Leon © Mathieu Foucher

Mr Vunk © Mathieu Foucher

Arrive là l’un des gros morceaux du fest : dés le premier track on est propulsé en Hollande, terre natale du boss de Moustache Records, l’animal DAVID VUNK. On perd légèrement de cette ambiance summer mais on gagne au change un set redoutablement efficace. 2h durant, il enchaine avec son énergie habituelle un grande majorité de disques electro et EBM, mais on y croise également italo disco et synth pop, et ce Street Player de Chicago en fin de set à fait grand effet !

© Le Viet Photography

Pris dans l’euphorie collective d’entrée de jeu on s’accorde un temps mort pour opérer une visite des lieux, de ce qu’il se passe sur les autres scènes, sans oublier de passer se rafraichir au point d’eau. On termine par se poser en bord de Seine, la aussi vu le panorama difficile de s’imaginer à seulement 15min de la capitale.

La nuit commence à tomber et avec elle arrive l’un des gros morceaux du festival, le sorcier DMX KREWCheveux aux vents il vient ici distiller en live l’electro la plus fine qui soit sur la grande scène. Il sort une leçon de simplicité, c’est propre, carrée, les corps bougent volontiers aux rythmes des machines. Cependant pour une clôture de journée si endiablée, l’ensemble est trés linéaire et un petit manque d’énergie se fait sentir en milieu de set.

Macki c’est reparti, second jour du festival !

Aux alentours de 16h, le public déjà complètement bouillant lorsqu’on retrouve le parc de Carrières sur Seine pour cette seconde journée. Et pour cause, qui de mieux que RED GREG pour foutre le feu à la scène Raisin, à grand renfort des meilleurs tracks disco d’hier et d’aujourd’hui :

Après une bonne demi-heure passée en compagnie du selector britannique nous filons du côté de la scène Kiwi, plus confidentielle elle est située au bord d’un des deux bassins du parc, ou sont proposées de petites excursions en pédalos. Sympa !

Andy 4000 © Mathieu Foucher

On y retrouve le beatmaker hip-hop BLUESTAEB, auteur de l’album « Everything Is Always A Process » sur Jakarta Records (2018). Le natif de Berlin se produit ici en live et déroulé productions et remixes, influence J Dilla et Ta-ku. Le public est quelque peu timide mais ça danse tout de même ! Ca fait du bien de sortir des sonorités « classiques » house/disco pendant un moment, et ça tombe bien, BLUESTAEB laisse la place à ANDY 4000 – résidente chez Rinse France et en charge de la matinale chez eux, – qui continue sur cette belle lancée : rnb, baile funk et afrobeat.

LB aka Labat © Mathieu Foucher

Arrive le second gros moment du festival, le live de LB AKA LABAT qui débute en trombe avec le bien nommé Track 1, issu de son EP ‘The Scanner’ chez Wolf Music. Ça accroche en un instant toute l’assemblée et c’est parti pour une solide heure, variant entre phase house, acid, break, hip hop, le live est mortel. Et il vient justement de mettre en ligne un récent enregistrement du bordel, lors de passage au Jazz Café de Londres.

Cela nous tenait à coeur de ne pas louper la prestation de CARISTA, dj originaire des Pays Bas. La aussi une énergie folle sur scène et dans le public, ça rempile sur un track encore plus intense que le precedent, ça donne tout ! Et quand on se lasse un peu, on se réjouit d’entendre un bon vieux DJ Slugo – Freaky Ride. Conclusion sur Keep The Fire Burning pour un des sets les plus chaud du Macki.

Après cette performance c’est au tour de PALMS TRAX de reprendre les rennes de la scène Raisin, et d’en assurer la clôture. Après un démarrage sur le Time To Move de Carmen il fait un peu redescendre les bpm et la température avec une selecta de morceaux ebm bien downtempo, avec quelques envolées acides, et c’est plutôt bienvenue !

Le passage par le stand Soif s’avère être un peu plus longtemps que prévu .. après avoir étudié de long en large sa belle carte de vin nature, on décide de célébrer la fin de la fiesta avec les darons du festival : closing du grand stage par La Mamies vs Cracki !

On y retrouve une grosse ambiance amenée par une bande de potes qui profitent à fond du moment et se font plaisir, micro à la main, en déroulant pas mal de classiques, et le public en redemande :

00h et quelques, le maire de Carrière sur Seine prend à son tour le micro pour remercier le public, témoigner de son amour et de son soutien au festival. Il conclura cette édition en nous donnant rendez vous l’an prochain pour la septième. Et bien compte sur nous Arnaud !

Comme la veille, les plus vaillants pourront profiter du retour sur Paris à bord de la croisière Macki, la team Rinse France à la barre, histoire de prolonger la fête de quelques heures.

Au terme de ce beau weekend on retient une offre musicale super large, on ne s’ennuie pas un seul instant, le parc est parfaitement optimisé, l’orga est maitrisée .. le top quoi.

Enfin et surtout on se souviendra que tout le monde à la banane, des artistes, aux festivaliers, du stand merch au sympathique vendeur de glace au rhum, le Macki c’est vraiment la good vibe généralisée. Carrières-sur -Seine on se voit en 2020 ! 🍌

Closing © Matthieu Foucher

Et pour les Parisiens, ne loupez pas le Macki Off : 3 et 4 août 2019, format open air gratuit au bord du canal de l’Ourcq !

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